Le 04 mai 2026, le cluster MAESTRO de l’EM Strasbourg a organisé un workshop dans les locaux du Pixel à Strasbourg.
Lors de cette journée, une table ronde a abordé une question cruciale pour l’avenir des industries culturelles et créatives : comment financer les projets culturels et artistiques de demain ?
Animée par Mathilde Jost, Docteure en sciences de gestion, spécialiste du management des industries culturelles et créatives et chargée de mission Interreg à la Région Grand Est, cette rencontre a réuni des intervenantes aux expertises complémentaires :
- Sadaf Zarer, co-directrice d’Artenréel
- Aïcha Chibatte, directrice du Festival Au grès du jazz
- Sophie Ziessel, directrice de POLI FONI et créatrice du Festival Cool Choeurs
- Isabelle Boucher Doigneau, chargée de mission mécénat, DRAC Grand Est
- Amélie Boutinot, Docteure en sciences de gestion, spécialiste du management des industries créatives et culturelles, EM Strasbourg, Université de Strasbourg
Cette table ronde a permis de faire dialoguer expériences de terrain, accompagnement institutionnel et regards académiques autour de plusieurs idées fortes :
- L’hybridation naturelle des industries créatives et culturelles, entre logiques marchandes/non marchandes et ressources publiques/privées, artistiques et territoriales.
- Le rôle clé des coopératives (exemple : Artenréel) pour mutualiser les ressources, compétences et risques.
- Des tarifications innovantes : une tarification modulée (exemple : Les100ECS), le modèle "pay what you want" (exemple : Tënk), le panier culturel permettant d’agréger plusieurs activités artistiques dans une même offre (exemple : LaCoursiveBoutaric).
Un autre point essentiel a été souligné : la coopération ne se décrète pas. Elle se construit dans le temps, par la confiance, par l’interconnaissance et par des formes d’accompagnement adaptées.
- Pour renforcer la mutualisation et l’hybridité des activités culturelles, le modèle économique est un outil structurant. Il permet de définir la proposition de valeur, les partenaires et les financements, sans altérer la mission ou l’éthique du projet.
Le mécénat, encore parfois perçu avec prudence, a été présenté comme une ressource complémentaire possible, non pas en remplacement des subventions publiques, mais en articulation avec elles.
Cette table ronde a rappelé une idée forte : coopérer et hybrider, au-delà d'être des réponses économiques, sont des manières de faire territoire dans les arts et la culture.
Un grand merci aux intervenantes pour la générosité de leurs partages, la précision de leurs retours d’expérience et la qualité des échanges.
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